Une enquête du GIM révèle que plus d’une entreprise industrielle sur deux en Île‑de‑France n’a aucun contact avec son maire ; le guide diffusé au salon des maires propose des mesures pratiques sur le foncier, les visites de site et la modernisation des implantations.
Le guide publié par le Groupe des Industries Métallurgiques (GIM) s’appuie sur une enquête menée auprès d’une centaine de dirigeants adhérents et constate que plus d’une entreprise industrielle sur deux n’a aucun contact avec son maire.
Visites officielles et contacts réguliers : des taux faibles
Le GIM indique que seuls 16 % des sites industriels ont déjà reçu une visite officielle et que seuls 6 % des dirigeants disposent d’un contact régulier avec l’équipe municipale. Ces données structurent le diagnostic présenté dans le guide et servent de base aux recommandations.
Trois recommandations opérationnelles pour les collectivités
Le guide propose de se rencontrer sur site au moins une fois par an, de moderniser et d’attribuer le foncier disponible (raccordement électrique, connectivité numérique) et d’accompagner la reprise du foncier en dissociant immobilier et activité d’entreprise. Le document relève que, pour certains dirigeants, la valeur élevée du foncier en Île‑de‑France peut dépasser celle de l’activité économique de l’entreprise.
Yves Laqueille, directeur général du GIM, déclare « Les industriels ont besoin de leurs élus tout comme un maire a tout à gagner à favoriser l’activité industrielle sur son territoire. Aujourd’hui, en Île‑de‑France, l’industrie est synonyme d’emplois qualifiés, de technologies de pointe, de sites peu énergivores. »
Un dirigeant cité dans l’enquête observe « Je n’ai jamais eu de contact avec le maire de la commune de mon site, pourtant je suis dans le top 10 des plus gros employeurs, top 5 des entreprises privées. »
Le guide invite les maires et les industries d’Île‑de‑France à mobiliser des actions locales – urbanisme, foncier, normes techniques, énergie – à l’approche des échéances nationales, en mettant l’accent sur des mesures pratiques et locales plutôt que sur des actions exclusivement nationales.



