Clara Imbert, expressions techniques

Dans son atelier parisien, Clara Imbert donne corps à des créations de métal aux formes épurées sorties de son imagination. Portrait.

Clara Imbert

« Enfant, j’aimais dessiner et façonner des objets munie de mon couteau suisse. Les instruments, les outils et plus globalement les objets métalliques me fascinaient à tel point que j’ai demandé un détecteur de métaux pour l’un de mes cadeaux de Noël ! L’idée qu’un élément métallique pouvait faire partie d’un mécanisme m’attirait, tout comme le côté précieux et de l’ordre du poids du matériau. Aujourd’hui je travaille le métal que j’apprécie pour sa diversité – il existe plusieurs types de métaux et plusieurs patines que l’on peut exercer sur la matière – ainsi que la pierre que l’on peut utiliser pour altérer le métal. Ce sont deux matériaux qui viennent du sol, qui se répondent, qui résistent au temps et qui me survivront », analyse Clara Imbert

Oubliez l’image d’Épinal de l’artiste sculptant la pierre au ciseau habillé d’un tablier bleu de travail. Clara Imbert conçoit et assemble équipée d’un vêtement de protection solide et coiffée d’un casque de soudeur. La maîtrise de la soudure permet à la jeune artiste, passionnée de sciences et de technologies, de donner vie à des idées de conceptions originales faites d’assemblages guidés par les éléments métalliques récupérés de-ci de-là ou bien préalablement réfléchies, dessinées et mises en formes en mode projet. Après des études d’arts appliqués au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres, et un début de carrière d’artiste amorcé à Lisbonne, au Portugal, c’est à Aubervilliers, près de Paris, au sein de la pépinières d’artistes baptisée Poush, que Clara Imbert a dernièrement posé valises, meuleuse et matériel à souder. Dans cette ancienne usine de la maison de parfums L .T . Piver réhabilitée, qui accueille et accompagne plus de 270 artistes, elle assemble pièces de métal, miroirs et autres matériaux pour créer des œuvres techniques et poétiques.

Assembler des pièces de métal

C’est lors de ces études londoniennes qu’elle a décidé de s’évader de la photographie pour s’essayer à la conception de sculptures de métal, démontant même l’un de ses appareils photos pour en extraire les éléments mécaniques et optiques et en faire un objet artistique, passant de l’image plate à l’objet en trois dimensions. Depuis, la jeune femme réinvente des instruments techniques, totems ou constellations travaillant la forme et la matière.

« Je sais faire du TIG, du MIG et de la soudure à l’arc. À l’université, à Londres, le technicien qui encadrait le workshop dédié au travail du métal m’a accompagnée dans ma découverte de la soudure avec un MIG. Après mes études, j’ai acheté du matériel de soudage à l’arc qui n’était pas extraordinaire, mais que j’ai gardé longtemps. Aujourd’hui, je travaille plutôt au TIG parce que j’utilise des pièces assez délicates et surtout parce que je travaille de plus en plus avec de l’acier inoxydable. Même si j’adore l’acier, l’acier inoxydable est plus adapté à un usage extérieur. Et le TIG représente quand même ce qu’il y a de mieux pour souder ce type de matériaux », explique Clara Imbert qui sait par ailleurs s’entourer et qui n’hésite pas à solliciter un ami artiste en mesure de lui donner accès à un cadre plus propice au soudage de pièces de grandes tailles et un éventuel coup de main lorsque cela est nécessaire.

Si l’artiste bénéficie d’un partenariat avec Esab qu’elle a su séduire, elle sait quel matériel lui convient le mieux. C’est avec un choix éclairé qu’elle a opté pour un poste TIG Rogue ET 200iP Pro. « Je ne choisis aucun équipement au hasard. Je prends énormément de temps à me renseigner et à consulter les comparatifs. Cela fait presque dix ans que j’utilise ce type de matériel et je sais ce que j’aime utiliser », souligne la jeune femme actuellement en plein exécution d’une œuvre nouvelle bientôt dévoilée !

Photo de Une : Indefinite Motion – Clara Imbert

Yaël Zajac

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